Aperçu

Mission

Nous mobilisons les ressources financières, politiques et techniques pour accorder des dons et offrir un accompagnement de près aux groupes féministes et aux érudites féministes engagées dans la région MENA. Nous œuvrons afin de leur assurer les ressources nécessaires pour maintenir et développer leur activisme, identifier et déterminer leurs priorités de manière indépendante, produire des connaissances locales par et pour leurs mouvements et plaider en faveur des droits de toutes les femmes et des personnes et groupes LGBTQ+ dans leurs pays. 

Les groupes féministes indépendants dans la région MENA sont à l'avant-garde de la lutte pour la justice et l'égalité pour toutes les femmes et pour les personnes et organisations LGBTQ+. Ces groupes dynamiques et actifs souffrent souvent d'une insuffisance de ressources et sont écartés par diverses forces et idéologies. Ils subissent de plein fouet le contrecoup de la situation sociale et politique dans leurs pays, souvent au détriment de leur propre sûreté et sécurité.            

Nos valeurs

La diversité et l'inclusion
La solidarité
L'approche holistique
La durabilité
La visibilité
Le respect
La co-création
La confiance absolue

Histoire

La fondatrice du Fonds Doria pour les femmes, Mozn Hassan, avait créé une organisation féministe indépendante en Egypte appelée Nazra pour les études féministes. Nazra et Mozn ont reçu le prix Right Livelihood et celui-ci fut affecté dans sa totalité à la création du Fonds féministe Doria.  

Le Fonds Féministe Doria représente le couronnement d'un parcours de lutte, d'apprentissage et de reconnaissance.

Founder

Mozn Hassan

Mozn Hassan est une activiste féministe égyptienne, fondatrice de « Nazra pour les études féministes ». Elle est récipiendaire de nombreux prix, notamment, en 2013, du prix Charlotte Bunch pour les droits fondamentaux des femmes décerné par le Fonds Mondial pour les femmes. En 2016, Hassan et Nazra se voient remettre conjointement l’un des Right Livelihood Awards, souvent appelé « Prix Nobel Alternatif », « pour leur travail visant à mettre en avant l’égalité et les droits des femmes dans des circonstances où elles sont soumises à des violences, des abus et une discrimination continus ». En 2020, Hassan reçoit le prix Hrant Dink pour la paix, les droits et l’égalité. 

Dans le cadre de son travail à travers Nazra, Hassan a pris part à une série d’activités et de campagnes pour remédier aux inégalités et aux formes d’injustice fondées sur le genre, tout en œuvrant au renforcement de la mobilisation féministe et de la participation des femmes à la vie politique. Nazra a joué un rôle particulièrement important en documentant les atteintes aux droits de l’homme et la violence sexuelle durant et après la révolution de 2011. Elle soutient et défend les survivantes des agressions sexuelles.

Board

Le Fonds féministe Doria est régi par un Conseil d'Administration dont les membres mettent à disposition leur temps, expertise et réseau à titre volontaire. Les opérations courantes sont prises en charge par un petit groupe de consultantes et de conseillères féministes. Doria compte aussi sur un noyau d'organisations et d'érudites féministes de la région pour assurer les services de coaching et de mentorat qui sont tant appréciés. 

Fahima Hashim

Fondatrice et ancienne directrice du Centre Salmmah de ressources pour les femmes

Fahima Hashim est militante féministe depuis plus de 25 ans. Son expérience se situe au niveau de la recherche- action et de la formation féministe dans les domaines de la femme et de la paix, de la violence faite aux femmes et de la mise en place de mouvements féministes. Fahima consacre sa vie à la promotion d’un changement radical pour les femmes/ les jeunes filles et leur place au sein de la société. 

Elle siège au conseil d’administration de Nazra pour les études et la recherche et travaille avec les femmes de la région MENA. Elle est également membre conseiller au conseil d’administration du Fonds féministe Doria (premier fonds féministe pour les femmes dans la région MENA).

Elle était directrice du Centre Salmmah de ressources pour les femmes, fermé de force par le gouvernement soudanais en juin 2014. 

Lina Abou-Habib

Lina Abou-Habib est la directrice par intérim de l’Institut Asfari pour la société civile et la citoyenneté à l’Université Américaine de Beyrouth. Elle donne également des cours sur le genre aux étudiants en licence et en master à la Faculté des arts et des sciences de l’Université Américaine de Beyrouth. Elle est présidente du Collectif pour la recherche et la formation sur l'action pour le développement et elle siège au conseil d’administration de « Gender at Work ». Elle est conseillère stratégique du Fonds Mondial pour les Femmes pour la région MENA et elle est membre du conseil éditorial du journal « Genre et développement » publié par Oxfam.

Auparavant, Lina Abou-Habib était la directrice exécutive du Partenariat d'apprentissage des femmes pour les droits, le développement et la paix (WLP) et, avant cela, elle était directrice du CRTD.A. Elle a collaboré de manière étendue avec le Royal Tropical Institute (KIT) et avec plusieurs organisations internationales et régionales en vue de la conception et de la gestion de programmes sur des questions liées au genre et à la citoyenneté, à l’économie, au commerce, au genre et au leadership dans la région du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord. Elle jouit d’une vaste expérience en matière de recherche qualitative, d’analyse des questions de genre et de formation/ facilitation. Elle était doctorante à la Faculté des sciences humaines appliquées de l’Institut des politiques publiques (Université de technologie d’Auckland). Consultante mondiale sur les questions de genre, Abou-Habib a travaillé dans la plupart des pays de la région MENA, en Afrique de l’Ouest et dans le Caucase.

Sussan Tahmasebi

Sussan Tahmasebi œuvre depuis plus de 20 ans au renforcement de la société civile et à la promotion des droits des femmes en Iran et dans la région MENA. Elle est actuellement directrice exécutive de FEMENA, une organisation qui soutient les défenseuses des droits humains des femmes, leurs organisations et leurs mouvements, plus particulièrement dans des contextes de transition ou d’espaces limités ou restreints pour la société civile dans les régions MENA et Asie. Avant d’assumer ce rôle, Tahmasebi était directrice de la région MENA/ Asie au sein du réseau international d’action de la société civile (ICAN) (2011-2017), une organisation dont elle est la cofondatrice et qui s’attache à promouvoir la paix et la sécurité. De 1999 à 2010, Tahmasebi est basée en Iran où elle co-fonde le Centre iranien de recherche et de formation de la société civile qui vise à bâtir les capacités de la société civile iranienne et à mener des recherches sociales. Tahmasebi est également membre fondateur de la campagne Un million de signatures, un effort populaire pour mettre fin aux lois partiales du point de vue genre en Iran. Elle entretient toujours des liens forts avec la société civile iranienne et avec le mouvement des femmes en Iran. L’expertise de Tahmasebi comprend, entre autres, l’édification de mouvements dans des contextes d’amenuisement de l’espace civic, la réforme des droits des femmes dans les sociétés musulmanes, le renforcement des capacités de la société civile, ainsi que la paix et la sécurité pour les femmes dans les régions MENA et Asie.

En 2010 et 2011, l’organisation Human Rights Watch rend hommage à Tahmasebi pour son travail en Iran et lui décerne le prix Alison Des Forges pour militantisme extraordinaire, la plus grande distinction de HRW. En 2011, Newsweek la nomme parmi les 150 femmes qui “font bouger le monde”. En 2016, elle reçoit le prix “Pouvoir d’inspirer” (Power to Inspire) du Centre national pour les droits civils et humains à Atlanta, Géorgie, où son travail de défenseuse des droits de la femme en Iran est mis en avant. En 2016, l’Association pour les droits des femmes et le développement (AWID) rend hommage à Tahmasebi et la considère comme une activiste féministe qui permet de croire à un avenir sans fondamentalismes. 

Tahmasebi est iranienne et américaine de naissance et parle couramment l’anglais et le farsi. Elle vit à Washington DC.

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